Rencontre avec Mozart
Spectacle poétique et musical
Dimanche 3 novembre 2002, à 17 h
Eglise des Croisettes, Epalinges
Interprète : Laurence Jeanneret, poétesse

Musique : Daniel Thomas, organiste-compositeur
(piano, orgue, épinette italienne, appeaux)
Au programme:
SECHS VARIATIONEN über "Mio caro Adone" aus "La fiera di Venezia" von A.Salieri, KV 180, W.A. Mozart ,
Andante grazioso et Menuets de la sonate en si Bémol KV8, W.A.Mozart ,
"Ils viennent en blanc", Daniel Thomas (atmosphère méditative, solennelle, dhiver)
Adagio de la Sonate en Ré majeur, KV 7, 1764 , W.A.Mozart
Mvt lent du Concerto en la Majeur KV. 622 pour clarinette,
poésies de Laurence Jeanneret
« La démarche originale de lauteur sinscrit dans le cadre dune sorte de voyage
à la recherche dun paradis perdu, dune Beauté absolue et inaccessible. » Frédéric Rapin
Entrée libre, collecte à la sortie
EGLISE DES CROISETTES - RENCONTRE AVEC MOZART
Poésie, mise en scène : Laurence Jeanneret
Illustration musicale, composition : Daniel Thomas
Les tableaux scéniques seront illustrés par les oeuvres de Mozart suivantes :
I.
Sechs Variationen über « Moi car Adone » aus « La fiera di Venezia » von Antonio Salieri, KV. 180 (Orgue)
Inspirée de l’opéra bouffe d’A. Salieri représenté à Vienne en 1772, cette oeuvre de Mozart, composée probablement l’année suivante pour les exécuter dans un salon viennois, répond à à la mode dominante du public pour le genre de la Variation. Sans doute s’agit-il d’une commande ; Or, bien que l’oeuvre ait été écrite à la hâte (vu le nombre restreint de variations), il est intéressant de remarquer que Mozart ne peut se résigner à faire de la variation un emploi superficiel.
Du temps de J.-S. Bach en effet, ce genre permettait une hardiesse d’inventions nouvelles ayant peu de rapports avec le thème initial ; plus tard, avec les Français et les Italiens, la Variation se confine en des répétitions du thème sous de légers déguisements extérieurs (ornements, colorations, etc.). Chez Mozart, son génie créateur s’épanche en chants nouveaux et cherche la liberté dans la contrainte de la forme. La Variation devient en quelque sorte un prétexte à de libres fantaisies personnelles. Dans cette oeuvre, pas une des 6 Variations est une répétition ; la première est même assez éloignée du Menuet de Salieri et l’inspiration en est toute mozartienne. La 3e est de caractère « chantant » , où l’on trouve un chant pur à la main droite accompagné par un rythme continu à la main gauche. La dernière Variation est une transformation complète du thème.
II.
Sonate en si bémol KV. 8, Andante grazioso et Menuets (Epinette italienne)
III.
Composition de Daniel Thomas, « atmosphère d’hiver » (Piano)
IV.
Sonate en Ré majeur KV. 7, Adagio (Piano)
Composée à Paris ou Versailles, en fin novembre 1763 ou début 1764. Cette sonate est marquée par la forte influence du maître parisien Schobert sur l’enfant Mozart venu à Paris. Schobert, d’origine silésienne, est un brillant claveciniste nommé à la Cour du Prince de Conti à Paris. Il remporte un grand succès grâce à ses sonates et pièces au clavecin. Ses oeuvres publiées dans la capitale offrent au jeune Mozart des modèles très séduisants, dont la Sonate en Ré de l’Opus III, qui allie la clarté française à la profonde expression allemande. Schobert possède en plus l’art « poétique » qu’il intègre naturellement dans sa musique et ce nouveau langage parle à l’âme du jeune Mozart.
Dans l’Adagio de la Sonate KV.7, où s’étire une seule phrase mélodique, on y retrouve cette beauté poétique naturelle et une maturité remarquable pour un enfant de 8 ans.
V.
D’après le Concerto pour clarinette en La majeur, KV. 622, Andante (Piano)
Une collation est offerte après le spectacle à la Maison de Paroisse. A cette occasion, l’auteur aura le plaisir de dédicacer son livre « Tu restes infiniment l’oiseau ».
Présentation
Née à Lausanne, Laurence JEANNERET commence à écrire des petits livres dès son plus jeune âge. Elle s’initie au piano dès l’âge de 11 ans puis s’oriente vers la danse et les beaux-arts. La musique classique l’accompagnera toujours et elle cherchera « sa voix expressive » au travers du violon, puis de la clarinette. Ce n’est que des années plus tard qu’elle revient à l’écriture et trouve en la poésie l’instrument artistique qui lui offre toute liberté de création, la musique devenant alors une source constante d’inspiration.
Son premier ouvrage est remarqué du Jury en 1997, lors d’un concours franco-suisse « Nouveaux Talents ‘97 ». En 2000, elle publie le recueil « Tu restes infiniment l’oiseau « et reçoit un premier prix avec mention de la Société des Artistes et Poètes de France. Plus tard, deux autres prix de poésie viendront distinguer ses manuscrits.
C’est en hiver 1994-1995 que Laurence Jeanneret entend pour la première fois le Concerto pour piano de Mozart en si bémol majeur, son dernier Concerto, le KV. 595. Un bouleversement profond s’ensuit. Il sera le début d’une quête passionnée autour du compositeur ; son uvre, sa vie, son époque ; et sa correspondance, lue en allemand. En janvier 1997, l’auteur part à la découverte de Salzburg ; là, un deuxième coup de foudre la saisit. Elle se rendra plus de huit fois dans cette ville devenue la source d’inspiration de son recueil « Tu restes infiniment l’oiseau ».
A présent, ses activités se partagent entre écriture, spectacles, participation à des concours nationaux (suisses et français) et séjours à Salzburg.
Dominique René THOMAS, curriculum ,
appeaux, concert d'oiseaux et rossignol, êtres libres, dialogues d'êtres volants
voix inconnues, langages à déchiffrer , musique en dialogue : extrait rossignol:
Musique, peinture, littérature, théâtre, cinéma, danse, jardin, boutique, audio, video, agenda, plan, recherche, langues, blog, contact, © Daniel D. R. Thomas.